Bookworm's Chronicle

Un blog culturo-horticulto-culino-découverte

19 novembre 2009

Les vies privées de Pippa Lee

Retour sur la planète blog pour parler cinéma...

Le film de Rebecca Miller, Les vies privées de Pippa Lee, est sorti dans les salles il y a maintenant une semaine, mais il n'est pas trop tard, il est encore à l'affiche.

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Voilà Pippa, approchant joliment la cinquantaine, qui s'installe en banlieue très tranquille (mais combien sont déjà morts dans cette maison ?) avec son mari beaucoup plus âgé. Celui-ci, éditeur à la retraite forcée pour raison de santé, l'entraîne dans cette existence d'en-attendant-la-fin. Très peu pour la pimpante Pippa qui reprend - en souvenirs - son existence depuis le début (sa naissance, toute de duvet vêtue) pour comprendre ce qui l'a menée dans ce mouroir doré. Le mystère Pippa se lève alors sur un personnage plus complexe qu'il n'y paraît, et surtout à l'existence dessinée par une perpétuelle culpabilité.

 

Rebecca Miller, qui adapte ici elle-même son propre roman, évoque les relations mères-filles, les non-choix ou encore l'option de vieillir (ah oui, à quel âge on est vieux ?). J'y ai retrouvé un petit côté du personnage de Robin Wright Penn, Maureen, dans le She's so lovely de Nick Cassavetes. Un film sensible et drôle (si, si…).

Pour info caennaise, le film est encore à l'affiche au Lux ("mon-cinéma-préféré-le-Lux") jusqu'au 24 novembre. Et j'en profite pour vous inviter à découvrir le nouveau site Internet du Lux...

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09 septembre 2009

Et c'est tellement vrai...

Encore Deauville, côté coulisses... juste un petit lien et pour le traitement différencié des journalistes : oui, je confirme !

http://www.bakchich.info/

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06 septembre 2009

à tous les frustrés du festival du film américain de Deauville...

... et j'en suis, je travaille pendant ce temps !

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Eh bien non, on ne croise pas George, Brad et Leonardo à tous les coins de rue et dans les restaurants branchouilles de Deauville comme veut le laisser croire la presse qui tente ainsi d'attirer le badaud et de toute façon, George, Brad et Leonardo ne viennent pas cette année.

Pour la 35e, il y a eu Meryl Streep hier, et il y aura Robin Wright Penn jeudi prochain, Andy Garcia vendredi, et le grand habitué des lieux, Harrison Ford qui vient "en ami" (comprenez n'ayant pas de film à défendre, pas d'actualité mais pour étoffer la brochette de stars un peu maigrichonne cette année !
Et si vous voulez croiser de la star, mieux vaut être soit bien accrédité (donc avoir accès au photo call, à la conférence de presse et à la séance "rouge" de présentation du film/hommage/remise de prix), soit être chanceux (en se faisant écraser le long du tapis rouge placé de nombreuses heures avant le moment M, en cherchant une célèbre silhouette derrière les murs plastiques des tentes réservées à la presse, ou encore en faisant son shopping chez une marque de luxe à la babiole au tarif à 4 chiffres !... et encore faut-il tomber au  bon moment si la boutique ne ferme pas !)

Bien sûr, il y a plus de chances de croiser un Bruno W. ou un Laurent G. c'est d'ailleurs inversement proportionnel à la chance de tomber sur George, Brad ou Leonardo...

Et pour voir des films, ce n'est pas si simple que ça. Exit les séances "rouges" pour Monsieur tout le monde, les séances bleues sont - il me semble - encore assez dispendieuses et l'attente est souvent trop longue pour vraiment rentabiliser un pass... sauf pour les "Nuits américaines", entre 22h et 6h30, faut-il encore être insomniaque ou vouloir trouver refuge faute de chambre d'hôtel...

Bon, je suis mauvaise langue, certainement frustrée de ne pas pouvoir en profiter cette année. Alors, si vous voulez voir des stars de près et beaucoup de films qui ne sortiront jamais en France... allez au festival du film asiatique en mars.

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Quant au Off-court de Trouville, je teste le week-end prochain !

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Les précédentes éditions du festival du film américain de Deauville sur Bookworm's Chronicle:

Edition 2008 avec des films et des films et le palmarès

Edition 2007 avec la venue de George Clooney et Matt Damon (et Brad Pitt, et Angelina Jolie, et... bref, bon cru !)  mais aussi des films et encore des films !

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16 mai 2009

Limoges, centre du monde

Après un tournage normand pour le film "Coco avant Chanel" (y compris pour les scènes limousines du couvent d'Aubazine qui normalement se trouve en Corrèze...), on peut voir sur les écrans la gare de Limoges en ouverture du spot de pub pour le Chanel n°5. Element commun Audrey Tautou.

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Le Populaire du Centre (le "Popu" pour les intimes) a consacré un article sur le sujet.
L'occasion de montrer au monde entier que Limoges a la plus belle gare du monde... et je dis ça sans parti pris aucun !!

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29 mars 2009

The Chaser de NA Hong-jin

Bon, cette semaine j'ai eu quelques problèmes avec Internet et notamment pour accéder à Canalblog, d'où l'abandon relatif de ce blog et le report de ce billet sur The Chaser...

Sélection officielle du Festival de Cannes 2008 et Prix Action asia du festival du film asiatique de Deauville ce mois-ci, The Chaser est sorti au cinéma mercredi 18 mars et le week-end suivant, il était programmé dans mon cinéma caennais préféré - Le Lux - et j'ai donc pu avoir une séance de rattrapage post-Deauville.

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The Chaser de NA Hong-jin (Corée du Sud)
Un ex-flic devenu proxénète, Joong-ho, peste de voir 2 de ses "filles" disparaître avec une avance d'argent qu'il venait de leur donner. Un soir, un client très exigeant demande une prostituée en particulier, Mi-jin, qui, fiévreuse, est restée chez elle avec sa petite fille de 7 ans. Joong-Ho insiste pour qu'elle prenne malgré tout le client.... jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il s'agit du même client que celui des deux filles disparues.

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Le film est interdit aux moins de 12 ans et les dialogues sont riches en "Shiba" (non je ne sais pas retranscrire le Coréen) qui est un bon équivalent de "fuck". Il y a bien une scène un peu difficile à regarder à mon goût, en début de film.. mais comme chacun, je suis plus sensible à certaines douleurs qu'à d'autres (autant vous dire que pour l'arrachage de dent de "Old boy", j'ai fermé les yeux... enfin là, pas de dent arrachée, ce n'était qu'un exemple).

Ces petites précisions faites, le film est très bien fait et surtout très bien construit, car il nous prend à rebrousse-logique. Je m'explique. Lorsque l'on regarde beaucoup de films, on finit par attraper le vilain défaut de trouver que finalement tout se ressemble un peu. Ca n'empêche pas d'apprécier un film, seulement on l'oublie d'autant plus vite dans les jours qui suivent. Là, non, le film est singulier et prend le contre-pied de ce que l'on pourrait penser qu'il va se passer, donc on s'en souvient.

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Sur ce, j'espère que Tokyo sonata, de Kyoshi Kurosawa passera à son tour au Lux. Les critiques sont excellentes et un bon Kyoshi Kurosawa (ce n'est pas toujours le cas) ça ne se manque pas !


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22 mars 2009

Deauville Asia 2009 - 5ème et dernière partie

Pour terminer, voici les films vus dans la sélection Panorama.

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All about women de Tsui Hark (Hong Kong)

Trois femmes : Fanfan qui travaille dans une "clinique de la précision", Tanglu, chef d'entreprise un peu trop séduisante et Tieling, jeune chanteuse et écrivain qui vit avec son petit ami imaginaire qui n'est d'autre qu'une idole dont elle avait petite les posters dans sa chambre. Les personnages sont drôles et relevés, tout comme la mise en scène... mais le tout s'essouffle. Trouver l'homme de sa vie, c'est finalement barbant comme pitch au bout d'une bonne heure...


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Secret sunshine de Lee Chang-dong (Corée du Sud)

Shin-ae, à la mort de son mari, décide de s'installer dans la ville natale du défunt, Milhyang - Secret Sunshine - avec leur fils. Elle ouvre une école de piano et fait savoir qu'elle cherche un terrain pour y construire une maison. Le thème du film - comment se remettre d'un décès - est un peu trop délayé - 2 heures et 22 minutes très exactement - et finalement, mais c'est très personnel, je trouve le personnage de cette femme - interprétée par Jeon Do-yeon qui a eu un prix d'interprétation au festival de Cannes pour ce film - assez peu attachant et crédible.


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Departures (Okuribito) de TAKITA Yojiro (Japon)

Ouh je termine par mon chouchou, mon préféré !!

Un violoncelliste voit son orchestre fermer et se retrouve au chômage. Il décide avec sa femme de partir pour son village natal et vivre dans la maison laissée par sa défunte mère. Il répond à une annonce pour un boulot bien payé et se retrouve embauché pour faire la préparation des corps et la mise en bière pour une entreprise de pompes funèbres... et le musicien n'est pas exactement fier d'accepter ce travail, au point de le cacher à sa femme.

Etrangement, je m'attendais à un film très sérieux évoquant les rites funéraires japonais, la difficulté de faire un tel métier... mais c'est aussi très drôle. N'y allez pas à reculons !

Ceci est le dernier billet sur le Deauville asia, mais je continue plus ou moins en parlant la prochaine fois de The chaser qui est sorti au cinéma mercredi dernier.

19 mars 2009

Deauville Asia 2009 - 4ème partie

Pour cette avant dernière partie du récapitulatif, voici les 2 films en compétition Asia, vus pendant le festival. Le gagnant du Lotus Action Asia, The Chaser, arrivera plus tard sur ce blog, lorsque que je l'aurai vu au cinéma dans mon cinmé caennais préféré, le Lux.

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Fireball de Thanakorn PONGSUWAN (Thaïlande)

Pour ceux ont vu le désormais cultissime Opapatika (dont j'avais parlé ici il y a un an...), le réalisateur est le même, mais rassurez-vous l'histoire est un peu plus simple à suivre.

Un homme, Tai, sort de prison et découvre que son frère jumeau, Tan, est dans le coma, suite à un tournoi de Fireball. Il décide de venger son frère en participant lui aussi à ce tournoi en se faisant passer pour Tan.

Mais qu'est-ce que le Fireball ? C'est un mélange de basketball et de boxe thaï. Ca se passe sur un terrain de basket à 5 contre 5. Tous les coups sont permis, y compris les plus violents. L'équipe gagnante est celle qui marque le premier panier ou bien celle qui a le dernier homme debout. Bref, c'est un tantinet violent. Parfois, ça va tellement vite qu'on ignore qui tape qui, qui est à terre, d'autant que lorsqu'il y a une mare de sang, ça brouille un peu plus les pistes. C'est de l'action ping-ping poum-poum, mais au moins on comprend l'histoire !!

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The sniper de Dante LAM (Hong Kong)
Dans le milieu très fermé des snipers de la police, tous ne sont pas copains. Ils ont tous un tatouage pour se reconnaitre entre eux et des concours pour départager les meilleurs chaque année. Dans une affaire de prise d'otages, les 2 meilleurs d'entre eux ont dû justifier leur réaction (l'un a tiré, pas l'autre), c'était la parole de l'un contre celle de l'autre. Celui qui a tiré a été condamné à de la prison. A sa sortie, la vieille rivalité et la rancune ressortent...
Si vous aimez les hommes torse-nus et huilés avec de grosses armes, ce film est pour vous. C'est amusant tellement ça se prend au sérieux !!
Pour moi, le meilleur du genre reste Fulltime Killer de Johnnie To avec Andie Lau !!

18 mars 2009

Deauville Asia 2009 - 3ème partie

Aujourd'hui, je laisse place aux films en compétition qui n'ont pas eu de prix...

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Island etude de En CHEN (Taïwan)

Un jeune étudiant part faire le tour d'une île à vélo... l'histoire est prétexte à montrer des paysages et provoquer des rencontres. C'est joli, c'est gentil et c'est parfait pour tous les spectateurs qui ont été angoissés par le "Into the wild" de Sean Penn. Les parents du jeune homme savent où il est. D'ailleurs, il profite du voyage pour rendre visite à ses grands-parents. Et rassurez-vous personne ne lui veut de mal, tout le monde cherche à l'aider ! Le film passe bien, mais il ne marque pas...

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Naked of defenses de ICHII Masahide (Japon)

Ames sensibles et femmes enceintes redoutant le moment de l'accouchement s'abstenir. Deux femmes, l'une enceinte, l'autre dépressive après une fausse couche sympatisent. Le tout est un peu long et pleunirchard. La scène de l'accouchement - le véritable accouchement de l'actrice filmé de près et en détails - fait débat : certains diront que c'est émouvant, touchant, d'autres (et j'en suis) que c'était franchement inutile et que ça n'apporte rien au film, si ce n'est le débat d'un véritable accouchement intégré dans le film. Le film a été primé au festival de Pusan en Corée. Alors serez-vous hermétique à la beauté de la mise au monde d'un enfant ?

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Chant des mers du Sud de Marat SARULU (Khirghizstan)

Un homme d'origine russe - blond aux yeux bleus - découvre que son fils mis au monde par sa femme russe - blonde aux yeux bleus - est brun aux yeux noirs, tout comme son ami et voisin. Le film parle de différences, de racisme, de l'amour que l'on peut porter à une terre et un peuple qui ne sont pas les siens. L'ensemble se tient bien même si, en repensant à mes cours de biologie du collège et du lycée, il me semble que  - génétiquement parlant - les ficelles de l'histoire ne sont pas très solides...

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Claustrophobia de Ivy HO (Hong Kong)

Le récit - à rebours - d'une non-histoire d'amour entre une femme et son supérieur pendant 2 années de leur vie. Peut-être que la réalisation est originale, peut-être que les personnages pourraient être intéressants, peut-être pourrait-on s'impatienter de savoir le pourquoi du comment de la finalité du film, peut-être...

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L'enfant de Kaboul de Barmak AKRAM (Afghanistan / France)

L'enfant de Kaboul est un prétexte pour parler de Kaboul et du quotidien des afghans. Et malheureusement, ça ne cherche pas beaucoup plus loin... quelques étincelles avec un biberon "Made in Afghanistan" pour nourrir ce bébé-garçon abandonné dans le taxi d'un homme qui n'a jamais eu que des filles, quelques remarques cinglantes sur les étrangers qui font - il faut le dire - un peu extraterrestre dans le paysage. Mais finalement, l'histoire elle-même semble un peu simple ou un peu bâclée pour vraiment marquer l'esprit.

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Members of the funeral de BAEK Seung-bin (Corée du Sud)
Un père, une mère, et leur fille se retrouvent tous les 3 à l'enterrement d'un jeune homme. Chacun connaît le défunt, et même très bien, et pourtant aucun ne savait qu'un autre membre de sa famille connaissait aussi ce jeune homme... Car chacun des 3 personnages a une vie secrète.

Bon j'avoue en sortant de la séance, je n'avais pas tout compris et c'est en parlant avec d'autres spectateurs que j'ai eu les clés. Du coup, j'ai trouvé le film beaucoup plus intéressant 2 jours plus tard... vous savez le "ah, c'est pour ça !!" Donc je le reprécise, il s'agit bien des 2 parents et de leur fille.

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Trivial Matters de PANG Ho-cheung (Hong Kong)

Sept histoires - voire toutes petites histoires - articulées autour du thème du libre arbitre. L'ensemble est inégal mais plaisant. La première partie de ces histoires fait plutôt sourire, la fin, pas vraiment. A noter, le film dans le film... mais là, il vaut mieux voir par vous même.

17 mars 2009

Deauville Asia 2009 - 2ème partie

Pour le reste du palmarès de ce Deauville Asia 2009, je commencerai par mon préféré, qui a reçu un des deux prix du jury.

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All around us - Gururi no koto - de Hashiguchi Ryosuke (Japon)

Un homme, une femme attendent un enfant. C'est le point de départ pour suivre le couple pendant plusieurs années dans leur relation. Les personnages sont attachants (je suis tombée sous le charme du mari...) et l'histoire passe par le travail de chacun (elle dans l'édition et lui comme dessinateur de presse au tribunal), les histoires de famille, les relations avec les parents... les subtilités se trouvent partout, souvent drôles, comme ces "cadeaux"  si décalés, si maladroits et pourtant si touchants du mari pour sa femme... et les cadeaux sont à l'image de leur relation.

Le second prix du jury a été remis à un film chinois... c'est beau cet équilibre du palmarès entre les 3 principaux pays asiatiques représentés au festival !

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The shaft de ZHANG Chi (Chine)

Trois membres d'une même famille vivent autour de la mine. Chacun des personnages se trouve tour à tour au centre de la narration. La fille, tout d'abord, qui distribue les lampes aux mineurs et qui doit choisir de partir ou rester. Le frère, lycéen, qui rêve de devenir chanteur. Le père, bientôt retraité de la mine, qui pense à nouveau à sa femme, partie depuis longtemps du foyer. Le film n'est pas exactement joyeux mais plutôt oppressant. Comment s'éloigner de la mine ? Que faire de sa vie ? La narration est originale, mais le thème est un peu usé à mon goût. Ca passe bien, et ça s'oublie vite.

Dernier prix, celui du Lotus Action Asia. En compétition, je n'en avais vu que 2 sur 5. Et je n'ai pas vu le grand gagnant, The Chaser de Na Hong-jin, donc difficile d'en parler. Cependant il sort en France demain dans les salles obscures après un grand succès en Corée. Et par bonheur, il est programmé dans mon cinéma caennais préféré - Le Lux - j'espère donc pouvoir bientôt vous donner mes impressions sur le film !

Suite de films, non récompensés et de la catégorie "panorama" un prochain billet !

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16 mars 2009

Deauville Asia 2009 - 1ère partie

Y'a pas à dire, c'est bien un festival à l'économie cette année !
Seulement deux salles, pas grand chose autour des séances et une programmation qui ne laisse pas beaucoup de place à l'inventivité dans l'emploi du temps, c'est un peu soit CID, soit Casino. Et vu le confort de l'un et de l'autre, le CID reste souvent le meilleur choix. Bref, une envie d'aller directement en Asie pour voir des films asiatiques (n'est-ce pas la meilleure solution ?). Le festival de Deauville s'est d'ailleurs jumelé avec celui de Pusan
qui a lieu en Corée du Sud.

Avant de parler des autres films dans de prochains billets, priorité aux films récompensés, et en premier lieu le grand gagnant du Lotus du Meilleur film et Lotus Air France de la critique internationale : Breathless de Yang Ik-june

Breathless

L'actrice KIM Kkobbi et l'acteur et réalisateur du film YANG Ik-june lors de la présentation du film au public vendredi dernier.

Un premier film en tant que réalisateur réussi YANG Ik-june, mais réussi aussi en tant qu'acteur. J'ignore s'il sortira en France... en tout cas, je n'ai pas eu l'info.

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Breathless de Yang Ik-june (Corée du Sud)

Un jeune homme, Sang-hoon, rencontre une lycéenne, Yeon-hee, en lui crachant par erreur dessus... Chacun a une histoire  familiale difficile, entourée de violence, mais rien ne filtre dans leur relation sporadique, qui devient pourtant vite essentielle. Le film est violent, entrecoupé de moments touchants. Il évoque la place du père : père absent, père violent, père repentant., et de la violence qui engendre la violence. L'ensemble est plutôt bien ficelé, même si c'est globalement un peu long. Au delà de 2 heures de film, je deviens beaucoup plus sévère !

Le reste du palmarès dans un très prochain billet... c'est dur de reprendre le boulot !

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